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Artz
1119 messages
Je vous abreuve en connerie humaine, prenez et buvez en tous...
C’est par exercice, que je vais essayer
Ici le dur métier de quelques alexandrins
Trouver un peu les mots, travail de malandrin
Mais les faire chanter ! Voilà un plaidoyer
Sera ainsi pour moi, amusante à la tâche
Cette évaluation de toute mon invention
Si j’ai la langue rude, accusez l’ambition
De cette introduction, le sujet, fort, m’arrache
Alors présentons donc petites marionnettes
Scylla a la bouche bien faite mais vulgaire
Toujours sa parole est : Grand coup de Cimeterre
Dea est plus souple : la romantique honnête
Poésie le matin, et le soir : la prière !
Assez ! Assez parlé : commençons notre affaire
Un grand temple romain, droite et hautes colonnes
Effondrées en gravats, et entourée de vide
Peut être une rivière, traversant comme une ride
L’idée est plaisante la scène monotone
Propice à la pensée, philosophes sales
Deux êtres y vivent, bien sûr : nos deux personnages
Leurs morales sont folles, venues du fond des âges
Et quand ils conversent, ce sont des longs râles
Dea
O Scylla, O Scylla, je sens sur nous un œil
Scylla
-Celui de la pensée
Dea
-Un doigt laiteux se tend
Quelqu’un, une forme noire, s’impatiente, il attend
Je crains notre malheur
Scylla
-Je ferai votre deuil
Dea
-Je tremble, j’ai si froid
Scylla
-Je prendrai la tunique
Peut être les sabots
Dea
-J’entend la mort hurler…
Scylla
-Ainsi que les bijoux
Dea
-Mon âme va s’envoler…
Scylla
-Voilà l’épitaphe : Est morte de panique
Car la nuit est tombée
Dea
-Oui, la nuit est tombée…
Je ne l’avais pas vu…l’on devient aveugle
Je vis ! Merci aux dieux !
Scylla
- la voilà qui beugle
De plates louanges à de vieux machabés
Dea
-J’ai dieux et déesse en profonde amitié
Apollon me berce et Hélios me réveille
Hypnos est protecteur de mes tristes sommeils
Et si quand j’ai terreur, je crie « pitié ! pitié ! »
C’est juste pour rester, longtemps en présence
De ces divins amis, voyez si mon cœur cesse
Seul ce vieux dieu barbu, l’hideux l’horrible Hadès
Portera son œil noir, m’imposant sentence
C’est par tendre amitié que je file ma vie
Scylla
-Vous m’amusez beaucoup, cette bouche est naïve
L’amitié n’est tendre, vrai dire elle est lascive
C’est une garce avide, une putain bien ravie
Qui flatte en vous les sens en échange d’oboles
Embrasse moi, et moi je dirai « à crédit ? »
Un ami est un puit, un gouffre trop maudit
Amitié dites vous ? une belle farandole…
Et puis à bien penser l’on voit, sent par soi même
L’autre existe-t-il bien, les philosophes y songent
L’amitié est cancer, qui sans cesse vous ronge
Un virus étouffant, que l’on chérit et aime
Dea
Patrocle et Achille, vous ont-ils souvenir ?
Je ne puis vous croire, car vous chantez trop faux
Votre argumentation, est sujet à défauts
Et si je vous ouvrais la porte de mon âme
Qu’encore jeune et blanche, je connus l’affection
D’un être amical, écoutez narration
Nos sentiments chacun n’eut été que des blâmes ?
Non par les dieux, que non…nous nous aimèrent bien vite
Moi pour son amitié, et lui d’un amour vrai
Trop grand et trop vaste, il ne sut délivrer
Craignant pour nous, pour moi, l’affection qui l’habite
Il part, entier, il part, pour ne savoir qu’aimer
Sacrifiant son amour, plutôt que l’amitié…
Scylla
L’histoire est fort belle et me met en pitié
Mais je reste formelle, je ne suis pas charmer
Je ne crois pas en tout ces contes et ces fables
D’une affection superbe et brillant dans le noir
Qui pour deux sous vous jouent en violon l’histoire
Combien de récits narrent amis véritables ?
Comme je vous disais, c’est ici un trafic
De simples manières « Mais comment allez vous ? »
Et bien vite partir, pour que l’autre n’avoue
Qu’il a besoin d’amour…l’ami est peu lyrique
Dea
-S’il attend réponse
Scylla
-Pour n’avoir point remord
Dea
S’il tente réconfort ?
Scylla
- Pour montrer son esprit
Dea
S’il vous prend en ses bras ?
Scylla
-N’avez-vous rien appris
L’ami est décadent menteur comme Gomorrhe
Dea
Si celui là est vrai, et s’il vous fait jurer
« Voilà bien un homme, que j’aime honnêtement
Il a l’âme droite, le cœur mit noblement
J’aurais fort plaisance…
Scylla
-Je vomis, faites arrêt…
Vous troublez ma panse l’estomac se cambre
Je tremble de partout, et voyez j’agonise
Je meurs à ces douleurs, c’est donc l’heure promise
Le spirit s’agite et sors du corps sa chambre
Dea
Cessons philosophie, je vous prépare soin
Et j’admets vos raisons, l’ami n’existe pas
Cessez l’agitement, mettez le cœur au pas
Vous avez bon, dis-je, je réponds au besoin
Prenez médecine, voilà avalez tout
Cessez vos pénibles pensée je suis là
La voilà endormie…un ami serait las
De s’occuper d’elle…Mais elle a tort partout…
le dechu
1039 messages
le cul nous sauvera...!
Artz
1119 messages
Le déchu, par hasard, tu n'as pas fait de latin? ^^
Nicoco cherche pas ^^ J'ai la flemme d'en parler aussi =P
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