Forum : Forum Général : poème
AZuRiTe
4 messages
poème à une catin
voluptueuse fumée qui sortait de sa bouche
d'entre ses lèvres rouges et farouches
détournant sur elle maints regards indiscrets
elle la putain attendant l'heure des frais
âme insipide qui n'est bonne qu'à vous servir
vous les riches, vous les sirs
offrant coeur et amour pour quelques sous volés
la belle se dévoile, et court se cacher
à travers tout le mal que l'homme a pu lui faire
à travers milles regards de gens de manière
à travers les histoires que l'on conte sur elle
à travers ses espoirs et rêves en dentelles
rêvant quelques fois de jour et de révoltes
qu'elle pourrait infliger à tout ces désinvoltes
se venger des sourires bavant,inexprimables
qui toutes les nuits durant, sans cesse la nargue
là voilà qui jette le mégot entamé
se reteinte les lèvres et la peau déjà trop poudrée
encore quelques minutes et l'homme qui l'admire
viendra lui voler quelques heures de plaisir
j'aimerais bien avoir des avis s'il vous plait
merci
Triskelle
Ancien membre
Moui... le sujet est somme toute original, bien qu'il reste un plancher glissant pour quiconque ne l'a pas vécu (si ça t'es arrivée, je suis désolée pour toi)
Les rimes sont bien, ça va.
On ressent bien l'émotion, heureusement.
Artz
1048 messages
A une catin
Le cramoisie qui couvre tes lèvres flétries
Divine Ironie, ô squelette paradant
Tes yeux qui dans les fumées vont tristes cherchant
Une proie a foudroyé de tes charmes d’orties
Tes iris sont vides, est ce pour cela mon
Cœur que son visage se fait ton beau reflet
Ton regard est noir comme un soleil décoré
Ô iris, dilués et dégoulinant de tons
Ton corps blême m’inspirait un temple sacré
Où l’autel est honoré par la poussière
Et où les bougies ne font plus de lumière
Un temple fantasque mil fois profané
Pourquoi prêtresse de l’amour te travestir ?
Pourquoi cacher tes traits, tes attraits mielleux
Sous un masque souriant et pourtant si visqueux
Pourquoi te vendre pour quelques tristes soupirs
Tu as plus d’amant, catin que de souvenirs
J’ai plus de peines passées, que de larmes
Et pourtant tu m’as effleuré de tes armes
Tu me déchires le visage en un sourire
Mon spectre assoiffé est demeuré si longtemps
Dans le désert bleu que lorsque tu vins me voir
Pour m’offrir ton poison chimère à boire
Eau de Mort tant souhaité qu’enfin tu me tends
Embrassons nous Charon, mélangeant nos cancers
Mêlons nos tumeurs en un arc en ciel malade
Vois mes sentiments et notre passion si fade
Nous ne connaîtrons sûrement pas l’hiver
Je ne veux de toi, catin exquise et frêle
Qui vend tes amours mourants démons, aux passants
Charognards hurleurs pour un sou te dévorant
Que l’oubli, un instant, une nuit, de ma belle
Dédié à Alice malgré le peu de rapport qu’il y a entre elle et le sujet…
Artz Roez Dea
Je viens de voir ton poème, et j'ai pensé tout de suite au mien dont le sujet est similaire, si tu pouvais me donner ton avis 
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