biographies d'auteurs
Bonjour à tous !
J'ai remarqué que souvent on avait du mal a trouver des infos sur les auteurs, alors moi je mets les biographies que j'ai eu l'occasion de faire...
Ce ne sont pas les auteurs les plus connus, mais je pourrai en faire plusieurs ! Si vous en avez vous même, envoyez les par message privé a sarcasmeur ou geo113 !
PAUL VALERY (1871-1945)
Né à Sète, le 30 octobre 1871.
D’ascendance corse par son père et génoise par sa mère, Paul Valéry fit ses études primaires chez les Dominicains de sa ville natale et ses études secondaires au lycée de Montpellier. Ayant renoncé à préparer l’École navale, vers laquelle le portait son amour de la mer, il s’inscrivit en 1889 à la faculté de Droit. Passionné par les mathématiques et la musique, il s’essaya également à la poésie et vit, cette même année, ses premiers vers publiés dans la Revue maritime de Marseille. C’est encore à cette époque qu’il se lia d’amitié avec Pierre Louÿs, qu’il lui arrivera de nommer son « directeur spirituel », et fit la connaissance de Gide et de Mallarmé. Les vers qu’il écrivit dans ces années-là s’inscrivent ainsi, tout naturellement, dans la mouvance symboliste.
Ayant obtenu sa licence de droit, il s’installa, en 1894, à Paris, où il obtint un poste de rédacteur au ministère de la Guerre. Mais cette période devait marquer pour Paul Valéry le début d’un long silence poétique. À la suite d’une grave crise morale et sentimentale, le jeune homme, en effet, décidait de renoncer à l’écriture poétique pour mieux se consacrer à la connaissance de soi et du monde. Occupant un emploi de secrétaire particulier auprès du publiciste Édouard Lebey, directeur de l’agence Havas, il entreprit la rédaction des Cahiers (lesquels ne seront publiés qu’après sa mort), dans lesquels il consignait quotidiennement l’évolution de sa conscience et de ses rapports au temps, au rêve et au langage.
En 1900, Paul Valéry épousait Jeannine Gobillard, dont il aurait trois enfants.
Ce n’est qu’en 1917 que, sous l’influence de Gide notamment, il revint à la poésie, avec la publication chez Gallimard de La Jeune Parque, dont le succès fut immédiat et annonçait celui des autres grands poèmes (Le Cimetière marin, en 1920) ou recueils poétiques (Charmes, en 1922).
Influencé par Mallarmé, Paul Valéry privilégia toujours, dans ses recherches poétiques, la maîtrise de la forme sur le sens et l’inspiration. Quête de la « poésie pure », son œuvre se confond avec une réflexion sur le langage, vecteur entre l’esprit et le monde qui l’entoure, instrument de connaissance pour la conscience.
C’est ainsi que ces interrogations sur le savoir se nourrirent chez le poète de la fréquentation de l’univers scientifique : lecteur de Bergson, d’Einstein, de Louis de Broglie et Langevin, Paul Valéry devait devenir en 1935 membre de l’Académie des Sciences de Lisbonne.
Après la Première Guerre mondiale, la célébrité devait peu à peu élever Paul Valéry au rang de « poète d’État ». Il multiplia dans les années 1920 et 1930 les conférences, voyages officiels et communications de toute sorte, tandis que pleuvaient sur lui les honneurs ; en 1924, il remplaçait Anatole France à la présidence du Pen Club français, et devait encore lui succéder à l’Académie française où il fut élu le 19 novembre 1925, par 17 voix au quatrième tour. Paul Valéry avait d’abord posé sa candidature au fauteuil d’Haussonville, lequel devait être pourvu le même jour, mais s’était ravisé, au dernier moment, sur les conseils de Foch, pour disputer, avec plus de chances estimait-il, à Léon Bérard et Victor Bérard, le fauteuil d’Anatole France.
Le discours que devait prononcer Paul Valéry lors de sa réception par Gabriel Hanotaux, le 23 juin 1927, est resté célèbre dans les annales de l’Académie. Valéry, en effet, réussit ce tour de force de faire l’éloge de son prédécesseur sans prononcer une seule fois son nom. On raconte qu’il n’avait pas pardonné à Anatole France d’avoir refusé à Mallarmé la publication de son « Après-midi d’un faune », en 1874, dans Le Parnasse contemporain.
En 1932, Paul Valéry devint membre du conseil des musées nationaux ; en 1933, il fut nommé administrateur du centre universitaire méditerranéen à Nice ; en 1936, il fut désigné président de la commission de synthèse de la coopération culturelle pour l’exposition universelle ; en 1937, on lui attribua la chaire de poétique au Collège de France ; en 1939, enfin, il devenait président d’honneur de la Sacem.
Lorsque éclata la Seconde Guerre mondiale, Paul Valéry, qui avait reçu en 1931 le maréchal Pétain à l’Académie, s’opposa vivement à la proposition d’Abel Bonnard qui voulait que l’Académie adressât ses félicitations au chef de l’État pour sa rencontre avec Hitler à Montoire. Directeur de l’Académie en 1941, il devait par ailleurs prononcer l’éloge funèbre de Bergson, dans un discours qui fut salué par tous comme un acte de courage et de résistance. Refusant de collaborer, Paul Valéry allait perdre sous l’Occupation son poste d’administrateur du centre universitaire de Nice. Par une ironie du sort, il mourut la semaine même où s’ouvrait, dans la France libérée, le procès Pétain. Après des funérailles nationales, il fut inhumé à Sète, dans son cimetière marin.
Mort le 20 juillet 1945.
ANDRE GIDE (1869-1951)
André Gide est né en 1869 dans une famille de la haute bourgeoisie protestante . Son père est un brillant professeur à la faculté de droit de Paris, et sa mère, la fille d'un industriel rouennais du textile. André Gide est élevé dans une atmosphère puritaine. Petit garçon émotif et de santé fragile, il est sujet à des crises nerveuses répétées qui lui valent de nombreuses cures. André Gide est très affecté de perdre, à 11 ans, son père, cet être érudit et généreux qu'il admire. C'est son premier "Schaudern" («frissonner d'épouvante »). Il sera élevé au milieu de femmes, au premier rang desquelles : sa mère, Anna Schackleton, l'ancienne gouvernante de celle-ci, la bonne, ses tantes et ses trois cousines.
A treize ans, lors d'un séjour à Rouen, André Gide découvre sa cousine Madeleine (âgée de 16 ans) en pleurs et en prière du fait de l'inconduite conjugale de sa mère, la tante Mathilde. C'est son second Schaudern : "Je sentais que dans ce petit être, que déjà je chérissais, habitait une grande , une intolérable tristesse, un chagrin, tel que je n'aurais pas trop de tout mon amour, toute ma vie pour la guérir..." . Le jeune André Gide prend ainsi conscience du sentiment amoureux qu'il éprouve pour sa cousine.
Très tôt Gide fréquente des cercles littéraires, en particuliers celui des milieux symbolistes. Il publie alors , à compte d'auteur , Les Cahiers d'André Walter . Sa cousine, Madeleine, à qui il a offert le premier exemplaire, refuse le mariage. " Je protestai que je ne considérais pas son refus comme définitif, que j'acceptais d'attendre, que rien ne me ferait renoncer " .
Gide, du petit garçon fragile qu'il était, est devenu une sorte d'esthète, de Narcisse, très influencé par la littérature contemporaine. Un voyage et un séjour en Tunisie (1893-1895) vont être déterminants : parti pour y soigner sa tuberculose, il y assume pour la première fois son homosexualité et en revient libéré de toutes contraintes.
A son retour, peu après la mort de sa mère, en 1895, Gide épouse sa cousine Madeleine , pour qui il éprouve depuis l'âge de quinze ans, une profonde affection. Mariage blanc et qui le restera : "C'est le ciel que mon insatiable enfer épousait."
Toute la vie de Gide est aimantée entre le ciel et l'enfer, entre la liberté et la contrainte morale, entre l'ange et le diable; il semble écartelé entre les extrêmes, déchiré entre les contradictions. Ainsi l'austérité de La Porte Etroite répond à l'Immoraliste (1902) et Saül (1903) est un écho aux Nourritures terrestres (1897).
En 1909, Gide fonde la NRF avec Copeau et Schlumberger. Cette revue imposera peu à peu une école de la rigueur et du classicisme, avec des écrivains comme Gide lui-même, Proust, Alain-Fournier, Giraudoux, Martin du Gard, ou Valéry. Puis Gide rompt avec le catholicisme. Les Caves du Vatican (1914), dont le célèbre héros, Lafcadio, cherche à se libérer par un acte gratuit , en est un des élements tangibles. Paul Claudel est choqué par un "passage pédérastique" du livre. En 1919, Gide publie la Symphonie Pastorale. Puis de 1920 à 1925 Gide va connaître "une triple libération" : "libération du passé dans Si le grain ne meurt (1926), souvenirs d'enfance et de jeunesse, où il pousse la confession jusqu'à son point extrême; libération de la contrainte morale, dans le Corydon (1924), apologie ouverte de l'homosexualité; libération artistique aussi, la plus féconde, dans les Faux-Monnayeurs (1925)".
Puis Gide s'engage contre le colonialisme après un voyage au Congo ( 1925-1926) ; en faveur de la paix ( il assiste au congrès mondial de la paix en 1932) , et enfin dans le communisme , qu'il abandonnera dans la douleur suite à un voyage décevant en URSS (1936).
La mort de son épouse en 1938 l'amène à tirer un premier bilan de son existence. Il commence à publier son Journal (1889-1939) .
Lors de l'occupation allemande, Gide séjournera sur le continent africain. Au retour de la guerre, il renoue avec un personnage qui le hante depuis longtemps : Thésée, l'aventurier auquel , il s'identifie, malgré ses apparentes allures de moraliste.
En 1947, André Gide obtient le prix Nobel de littérature (sixième écrivain français à être couronné depuis 1901).
Il adapte ensuite le Proçès de Kafka que Jean-Louis Barrault mettra en scène , en 1947, au Théâtre Marigny.
André Gide est mort le 19 février 1951 d'une congestion pulmonaire. Il eut ces derniers mots mystérieux : " J'ai peur que mes phrases ne deviennent grammaticalement incorrectes. C'est toujours la lutte entre le raisonnable et ce qui ne l'est pas ..."
Voila ! C'est fini pour ce dossier, la suite des biographies dans les prochaines dossiers !
Les commentaires
Bravo pour ce dossier, par sarcasmeur (2004-09-30 13:32:23)
Salut les loupiaux !
ah merci, par Molko girl (2004-10-10 03:17:07)
bonne idée vraiment !
ah merci, par mickey (2004-11-27 23:33:50)
tres tres bonne idee
lol, par brouba (2004-12-08 21:36:08)
sarc t po fouler sur ce coup tu fais un pti tour sur internet et chope 2 biographie a mon avis sa orait ete plus utile d indiquer un ou plusieurs site tres complet sur la question
Par tieg121 (2004-12-17 09:55:23)
c'est sympa de faire ça . si vous voulez des infos moi aussi je pourrais vous en passer je suis en terminale littéraire alors pas de problème
super, par mo2passe (2005-05-08 19:55:55)
celui qui est en truc litteraire on aura besoin de toi!!!
Par Laura_14 (2005-07-24 16:48:03)
c cool ! bonne idé franchement
Par bosch (2005-08-28 18:02:10)
Alors j'annonce la couleur desuite, ayant passé mon bac de francais, ces biographie, c'est cool, mais il faut en retenir 5 lignes maximumu, et parler du mouvenent littéraire ex:18ème siècle des Lumières et les grands point de ce mouvement voila!!!
Par sarcasmeur (2006-08-27 16:42:38)
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